Morceaux choisi:
Le Français revient également sur plusieurs moments clés de ce "fait de jeu" comme il le nomme. Pourquoi n'en-a-t-il pas référé à l'arbitre dans la foulée? "J'étais dans une situation où, de toute façon, je ne pouvais pas être gagnant", reconnnait-il, conscient que s'il avait dit que son but n'était pas valable, c'est sans doute de son propre camp que les attaques seraient venues.
L'explosion de joie? "On peut me le reprocher. Je n'aurais pas dû faire ça. Mais franchement, c'était incontrôlable. Après tout ce qu'on avait subi... Ça oui, je le regrette. C'est pour cela que tout de suite après je vais saluer les Irlandais un à un".
"Au lendemain du match, et même le surlendemain, je me suis senti seul, vraiment seul. Ce n'est qu'une fois que j'avais adressé mon communiqué que les gens de la Fédération française se sont manifestés [...]. Cela a été très dur. Tout est parti d'un fait de jeu pour finir loin. Trop loin. J'ai entendu certaines personnes donner des leçons sur ce plan-là alors que j'ai dit que j'étais désolé, sur le terrain et en dehors".
La pilule a vraiment eu du mal à passer pour Thierry Henry qui avoue encore que le soutien de ses proches et de grands noms du sport l'ont bien aidé. "Cela m'a vraiment touché. Sans l'appui de mes proches, je n'aurais peut-être pas eu la même réflexion. Ce qui vient de se passer restera gravé. Tu peux toujours pardonner mais tu ne peux pas toujours oublier". La suite? "J'appellerai les personnes que je dois appeler. Je n'ai pas à citer de noms, elles se reconnaîtront. On juge souvent sans avoir les données en main". Si sur le terrain, l'affaire de la main est visiblement réglée, dans les coulisses, elle est loin d'avoir connu son épilogue.



